Procrastination_04042011.jpgCERTAINS JOURS, LE JOURNAL TÉLÉVISÉ est comme une métaphore de la chanson Faits divers qui ouvre l’album Solo de Bernard Lavilliers : « Comment va le monde – il est rouge sang / Et à mon avis, il l'est pour longtemps / Comment va la vie – il y a des endroits / Elle vaut dix dollars – combien je te dois. » Mais il arrive aussi que le JT offre des escapades loin de la brutalité et de la fureur du monde. C’était le cas hier soir, dimanche, sur France 2 avec un reportage de 3'53'' ─ Demain c’est aussi bien.

Demain c’est bien aussi explore l’étude d’un comportement que vous connaissez peut être vous-même. Il s’agit de remettre à demain ce que l’on pourrait faire le jour même. Vrai choix ou pathologie s’interroge (pour nous) le présentateur en lançant Grand Format, LE reportage du JT de 20 heures.

Demain c’est bien aussi nous emmène sur les traces d’un jeune homme informaticien au chômage, Sébastien. Il vient d’emménager dans son nouvel appartement et s’il nous dit « je n’ai pas peur des papiers comme je n’ai pas peur des cartons, mais je les ferai demain… » Parce qu’il n’a pas renouvelé sa carte d’identité, sésame pour obtenir les aides sociales auxquelles il a droit, il tire le diable par la queue. Pourtant Sébastien fait des efforts. Il a trouvé sur Internet un site sur lequel il s’oblige à lister ses activités de la journée : se retenir de dépenser de l’argent, de trop jouer aux jeux vidéo, boire cinq verres d’eau…

Au fil du reportage, la voix off nous explique que les procrastinateurs ne sont pas des paresseux mais des gens très organisés car ils font simplement autre chose à la place de certaines tâches. On pousse un ouf de soulagement… vite déçu par la suite des commentaires et des images. La procrastination, remettre au lendemain, nous dit-on, est une tendance pathologique (dans certains cas elle cache une dépression) ; elle s’étudie désormais à l’université. Où l’on apprend qu’il y a trois types de procrastinateurs. Les « épicuriens modernes » qui profitent du moment présent. Les perfectionnistes qui ne se mettent au travail qu’une fois qu’ils sont sûrs de bien faire. Et ceux qui manquent de confiance en eux.

Bref, il n’y a pas de solution miracle à la procrastination, seulement de l’autodiscipline. Et de petites récompenses à s’accorder, si, par exemple, on a fait quelque chose en temps et en heure. Comme dire à sa douce qu’elle est belle même si la Saint Valentin ou la journée de la femme sont passées ; ou que la date de son anniversaire, de sa fête, de votre rencontre, de votre mariage sont à venir.

Quant à Sébastien, il semble tenir le bon bout. Pour ce reportage, Demain c’est bien aussi, il n’a jamais remis au lendemain sa rencontre avec les journalistes de France 2.

Mais comment finir ce billet sans poser la question qui tue. Ami(e)s internautes quel type de procrastinateurs êtes-vous ?

Pour voir Demain c'est bien aussi c'est par ici.
Après les titres du JT se caler à partir de 22'23''


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