Petite histoire de dictons sur des nez qui n’en pensent pas moins
Par Pierre-Antoine GARCIA le mercredi 7 avril 2010, 00:11 - Communication - Lien permanent
Les proverbes et les dictons sont les lampes des mots, dit un proverbe arabe. Comme j'ai l'humeur printanière, voici une petite histoire à base de dictions sur le nez.
QUAND HUBERT TOUTALENVERS, un gros pardessus, le prit à part et lui dit qu’il voulait lui parler en privé, à vue de nez il sentit qu’il y avait de l’eau dans le gaz. Celui-là, il était plutôt du genre à fourrer son nez en douce dans les affaires des autres. Et surtout dans celles de ceux qu’il avait dans le nez. Alors, il décida d’en savoir plus pour éviter de se faire mener par le bout du nez.
Il prenait conscience que, si ce qui se disait dans les couloirs et au club house était vrai, il risquait de se faire claquer la porte au nez par l’entraîneur qui avait horreur des types qui se bouffent le nez pour un oui ou pour un non. Dans son sport, le rugby à 15 on a sa fierté ; ceux qui se font tirer les vers du nez sur la vie du groupe on les met au frigidaire et il arrive même qu’on se casse le nez sur la porte des vestiaires. Mais là on met le nez dehors, si vous voyez ce que je veux dire. Non ? On est exclu parce qu’on n’a pas vu plus loin que le bout de son nez. La honte, en somme !
Pour sa part, comme capitaine et demi de mêlée il avait la réputation de sentir les bons coups. On disait de lui qu’il jouait les doigts dans le nez. Et c’est vrai, pour composer l’équipe ou quand on avait besoin de sang neuf sur le pré, il avait du nez et même très souvent le nez creux. Il décida donc de faire les choses au nez et à la barbe de tout le monde. Tant pis pour le gros pardessus : « Qui se sent morveux se mouche. »
