Mauvaise santé mentale et mal-être coûtent cher à la société
Par Pierre-Antoine GARCIA le dimanche 13 décembre 2009, 16:41 - QSE - Lien permanent
Voilà ce que dit le rapport "La santé mentale, l'affaire de tous" du Centre d’analyse stratégique. Malgré la richesse de ses observations il a eu un écho plus que discret dans les médias. On se demande bien pourquoi. Peut être que rendre compte de la copieuse et dense lecture de ses 254 pages est un acte insurmontable pour les journalistes de l’information chrono.
Le mal-être une affaire de tous et une affaire publique
L’Union Européenne évalue entre 3 et 4 % du PIB les coûts directs et indirects de la mauvaise santé mentale sur l’économie. Invalidité. Accidents du travail et maladies professionnelles. Absentéisme. Baisse de la productivité, en sont les clignotants les plus visibles. C’est le rapport "La santé mentale, l'affaire de tous" du Centre d'analyse stratégique (1) qui le dit. Il a été remis le 17 novembre 2009 à la secrétaire d'État chargée de la Prospective et du développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. Il arrive après la longue série noire de suicides chez Renault, Peugeot, Orange, Norbert Dentressangle, dans la police… qui a mis sur la place publique la question du stress et de la souffrance au travail. Selon l’Agence Française de Presse, la secrétaire d'État a déclaré c'est "une incitation à amener dans le discours public la question du bien-être, la question de l'estime de soi, à faire prendre en compte par les professeurs, à faire prendre en compte par l'encadrement au travail".
Le rapport dresse un état des lieux sur la santé mentale en France en deux parties. Il traite du mal-être : du stress, de la détresse psychologique, de la dépression, du suicide, des pathologies dites « de la modernité ». Elles ont beaucoup augmenté ces 30 dernières années même si une majorité de Français se dit habituellement « heureux et intéressés par la vie » et capables de prendre en main leur destin. Et de fait, le rapport explore aussi le bien-être et la santé mentale positive, dont la confiance en soi et le sentiment d’être capable de faire face aux difficultés de la vie.
Au passage, on lit que l’Organisation Mondiale pour la Santé porte une attention croissante au phénomène de la dépression, aux frontières de la maladie mentale et de la détresse psychologique. En l’absence d’une prévention et prise en charge adaptées, elle est qualifiée de « bombe à retardement sociale et économique ».
Pour la qualité de vie au travail : entreprises et administrations, tout le monde responsable
Le rapport souligne qu’une majorité de citoyens a dans l’idée que « la vie serait plus difficile qu’avant », ce qui serait la cause d’une épidémie de stress, de dépression ou d’anxiété. En France, le coût direct et indirect du stress se situe entre 1,2 à 2 milliards d’euros par an. Ce qui représente 3 à 3,5 millions de journées de travail perdues et 14,4 % à 24,2 % des dépenses de la branche accidents du travail et maladies professionnelles de la Sécurité sociale. Voilà pourquoi la reconnaissance des maladies psychosociales comme maladie professionnelle aurait des conséquences économiques très importantes. S’il existe un droit « informel » (2) sous la forme de normes, de labels ou encore de chartes. Ces outils reposent tous sur le principe du volontariat mais il laisse sceptique sur leur intention réelle. Et, on se pose des questions sur les bénéfices constatés de ces dispositifs sur la santé mentale en milieu professionnel. En matière de normalisation internationale de Santé et Sécurité au Travail, il n’y a pas de norme ISO sur le sujet, ni aucun projet en cours. Ce vide est dû au refus à deux reprises de plusieurs pays membres de l’Organisation internationale de normalisation, dont la France.
Le rapport passe en revue les effets de la restructuration d’entreprises considérée comme un laboratoire permanent de la santé mentale des salariés dans l’économie « créatrice/destructrice » d’aujourd’hui. Par « gros temps » dans le privé comme dans le public, la restructuration cause des fermetures, réductions d’effectifs, externalisations, délocalisations, sous-traitance, fusions, mobilités internes... Toujours traitées « à chaud », au coup par coup, il faudrait prendre en considération leur caractère répétitif et basique. Car, au-delà du chômage qu’elle provoque, la restructuration est un choc pour la santé des salariés, partants ou « survivants ». Certains sont victimes de perte de l’estime de soi et de la stabilité affective mais aussi de troubles du sommeil, de détresse psychologique voire de dépression et d’anxiété. En Suède et au Danemark on relève même une surmortalité des salariés exposés aux fermetures d’entreprises. Autre observation. La restructuration favorise une hausse du travail temporaire, du travail indépendant et des emplois précaires, tous associés à des conditions de travail et de santé dégradées. Quant aux « rescapés », pour eux la charge de travail est plus lourde. Le travail s’intensifie. Les contraintes physiques sont plus grandes, surtout pour les femmes et les jeunes. Les troubles musculo-squelettiques s’aggravent. Et le nombre des invalidités augmente.
Le rapport tord le coup à quinze idées reçues. Exemples. Être en bonne santé mentale, c’est ne pas avoir de maladie mentale. En temps de crise, se préoccuper de la santé mentale est un luxe. Les Français sont plus malheureux et insatisfaits que les autres Européens. Leur forte consommation d’antidépresseurs prouve que les Français sont malheureux. La pénibilité au travail est physique pour les ouvriers et psychologique pour les cadres. Face à ce cliché, le « travail sous contraintes » montre un cumul plus complexe de risques pour les ouvriers. Une forte pression psychologique avec une faible marge de manœuvre créent une situation de travail sous contrainte avec risque d’accident cardio-vasculaire, de troubles musculo-squelettiques et de dépression. Horaires. Rythme de travail. Tensions avec le public. Tensions avec le patron, la direction… Pour les salariés qui cumulent le travail le plus pénible physiquement et une organisation très cadrée, voilà les situations de travail sous contrainte les plus fréquentes. La qualité de vie au travail doit être réhabilitée pour toutes ces raisons. Selon une étude IPSOS/SIG réalisée en octobre pour ce rapport, un tiers des Français considèrent que la crise économique affecte leur moral, les 45-59 ans (40 %), les travailleurs indépendants et les ménages pauvres (44 %) étant encore davantage à le penser. La crise conduit aussi plus de la moitié des Français à s'inquiéter pour leurs proches.
Dépression, anxiété, stress, suicide : une image des problèmes de la société française
Premier constat du rapport. Il y a un renouvellement du trouble mental et une augmentation de la dépression. Mais ce qui frappe c’est le « rajeunissement » de la dépression. Selon le Baromètre santé 2005, 7,8 % de Français, soit 3 millions de personnes, disent avoir souffert de troubles dépressifs caractérisés ou épisodes dépressifs majeurs dans l’année écoulée. Parmi ceux-ci, 4,2 % souffraient d’un épisode dépressif majeur d’intensité moyenne et 3,2 % d’un épisode dépressif majeur sévère. La dépression touche manifestement un public plus jeune. C’est parmi les populations « nouvellement » vulnérables face aux risques sociaux que les risques de dépression ont augmenté en 20 ans. Aujourd’hui, ce sont plutôt les populations « jeunes » qui sont confrontées aux difficultés sociales et économiques et qui doutent de pouvoir connaître un destin aussi favorable que la génération des baby-boomers. Cela se reflète dans les chiffres des troubles dépressifs selon l’âge. Parmi la population qui dit souffrir d’épisodes dépressifs, on compte les 15-19 ans pour 4,1 % des hommes et 9,9 % des femmes ; les 20-25 ans pour 8,6 % des hommes et 13,4 % des femmes ; les 26-34 ans pour 5,6 % des hommes et 10,2 % des femmes. Quant aux femmes, elles sont presque deux fois plus touchées. Les hommes semblent emprunter d’autres voies d’expression du mal-être, dont les comportements d’addiction.
Deuxième constat du rapport. La souffrance psychosociale au travail est une problématique émergente en France. Quand on parle de risques psychosociaux ou de la souffrance psychosociale, par simplicité on parle de « stress ». Mais le stress est une manifestation parmi d’autres de ce risque. En réalité, il s’agit des risques professionnels d’origine et de nature variés qui mettent en jeu l’intégrité physique et la santé mentale des salariés ; ils ont un effet sur le bon fonctionnement des entreprises. On les dit « psycho-sociaux » parce qu’ils sont à la croisée de l’individu (le « psycho ») et de sa situation de travail. Même si dans les faits, ils ne relèvent pas toujours de la santé mentale (la dimension d’usure ou de pénibilité physique est aussi très présente). Selon le Baromètre santé 2005, 38,5 % des salariés actifs déclarent que leur travail affecte leur santé. Parmi les affections, la principale est le stress (28,2 %) devant la fatigue générale (27,2 %), les maux de dos (22,9 %) et les douleurs musculaires du cou et des épaules (19,0 %). Une large part des personnes stressées dit avoir ressenti un ou plusieurs symptômes dont des tensions musculaires (29 %), des troubles du sommeil (25 %), de l'anxiété (25 %), une baisse de vigilance (12 %).
Pour faire face au stress, quatre personnes sur dix (44,4 %) disent manger plus qu’à leur habitude. Trois quarts des fumeurs (77,9 %) fument plus, une personne sur dix (17,5 % des hommes et 6,4 % des femmes) consomme plus d’alcool (3,6 % a parfois recours à d’autres drogues – ecstasy, cocaïne, héroïne, etc.). La prise de médicaments psychotropes suite à une situation de stress professionnel concernerait 13,0 % des hommes et 22,9 % des femmes. Les causes du stress (4) ont pour origine l'organisation du travail (41 %), la non satisfaction aux exigences personnelles (38 %), les relations avec la hiérarchie et les collègues (31 %) et les changements dans le travail (31 %). D’autres enquêtes (5) insistent sur l’intensification du travail et les tensions causée par la « relation client ». De fait, 60 % des salariés concernés estimaient devoir souvent interrompre une tâche pour en commencer une autre ; 48 % travailler dans l’urgence ; 53 % que leur rythme de travail était imposé par une demande à satisfaire tout de suite. Parmi les 68 % des salariés en contact avec le public, 42 % déclaraient vivre des situations de tension avec le public et 25 % subir des agressions verbales.
Troisième constat du rapport. Le niveau global de suicide se situe dans la moyenne haute européenne. La mortalité par suicide en France en 2007 atteint 16,3 pour 100 000 habitants et représente environ 2 % des décès annuels. On compte chaque année en France autour de 10 000 décès pour cause de suicide. Les comportements suicidaires dans la société française varient selon l’âge et le sexe. Si l’on considère l’effet de l’âge, le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-44 ans après les accidents de la circulation et la première chez les 30-39 ans. À part les accidents de la route (qui relèvent de conduites à risque), les autres causes de mortalité sont très rares dans cette tranche d’âge. Les hommes se suicident trois fois plus que les femmes et cette tendance augmente d’autant avec l’âge (25 pour 100 000 chez les hommes contre 8,6 pour 100 000 chez les femmes). Le suicide au travail est un phénomène ancien. Des cas de suicides sur les lieux du travail (6) commencent à être rapportés par les médecins du travail vers la fin des années 1990. La reconnaissance du suicide au travail conditionne l’indemnisation des familles des victimes pour accident de service ou du travail, et l’issue des recours auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS). Quelle réponse lui apporter ? Deux méthodes d’expertise sont envisageables, la statistique et l’autopsie psychologique. Si le suicide comme indicateur des risques psychosociaux et de pilotage des politiques publiques et d’entreprise sur la longue durée reste encore à valider. Il a une fonction d’alerte, au regard de sa rareté et de la complexité de ses causes.
Travailler vieux pour vivre mieux ?
Avec l’allongement de l’espérance de vie, le rapport plaide pour un vieillissement heureux et actif. Alors se pose la question de l’emploi des seniors et des moyens qu’on se donne pour encourager une vie saine, bien remplie et socialement épanouie dans la longévité. Cela passe par le maintien dans l’emploi des seniors. Seulement 38 % des Français sont encore au travail entre 55 et 64 ans aujourd’hui. Le chiffre passe à 16 % pour les 60-64 ans. Pourtant qui dit durée de vie plus longue dit plus de retraités, pénurie de main-d’œuvre qualifiée, réduction de la population active et système de retraite à revoir. Et, à la question « Travailler vieux pour vivre mieux ? », la réponse est loin d’être évidente. Pour certains, le maintien au travail après 55 ans est bon pour la santé mentale, mais de là à en faire une généralité... Si le travail permet de garder une occupation, préserve les liens sociaux ; il est plus dur à quitter parce qu’il est important dans la réalisation de soi. Quoique le travail pénible arrivé à un certain âge soit un sérieux frein à l’épanouissement des seniors. Les réformes à venir en faveur du maintien des seniors dans l’emploi durable devront tenir compte de la particularité de ces salariés pour préserver leur santé et leur bien-être. Car les pouvoirs publics balancent entre la stratégie « libérale » suivie au Royaume-Uni et la stratégie « nordique » (Suède, Danemark, Pays-Bas, Finlande etc.). Pour l’une, la stratégie « libérale », on oblige les seniors à travailler ! Pour cela on « libère » le marché du travail. On baisse le niveau des retraites. On rend le travail flexible. On supprime les préretraites… ce qui semble a priori très nuisible pour la conception d’un vieillissement actif et heureux. Pour l’autre, la stratégie « nordique », on encourage le vieillissement actif par une forte mobilisation sociale autour de l’emploi des seniors. On choisit d’allier le maintien dans l’emploi des seniors et la satisfaction au travail. C’est un réel succès à la fois sur le plan économique et le bien-être physique et mental de leurs salariés seniors. Ce qui prouve que « qualité et quantité de l’emploi ne sont pas des objectifs contradictoires ».
Pour un bon départ des jeunes dans la vie
Le rapport soutient qu’investir dès la petite enfance pour un bon départ dans la vie est une idée aujourd’hui partagée. L’accueil du jeune enfant répond à une double exigence : nombre de places disponibles/à créer et qualité car les inégalités s’établissent dès la petite enfance. De même, le soutien à la fonction parentale est vu comme une marque de progrès. Plusieurs interventions sont possibles. Conseil. Formation et soutien des parents et futurs parents. Services de médiation familiale et de médiation culturelle ou sociale entre les familles et les différents services publics. Parmi ces interventions, de nombreuses modalités sont possibles : groupes de paroles, lieux d’accueil enfants-parents, etc. L’adolescence et l’entrée dans l’âge adulte demande aussi une grande attention. Trop de souffrances inutiles sont sans doute vécues. Les jeunes de 15 à 19 ans se présentent comme un « groupe anxieux ». Il faut trouver les moyens d’y remédier et délivrer des compétences émotionnelles, cognitives et sociales. Une image positive du Soi se bâtit durant l’enfance et reste à peu près stable au cours de la vie. Valoriser l’enfant et ses productions au fur et à mesure de sa croissance est essentiel. Il s’agit de lui apprendre à être. Ce qui renvoie aux aptitudes personnelles de gestion du stress, des émotions, du développement de la conscience et confiance en soi. Apprendre à vivre ensemble qui implique les aptitudes sociales à la communication, négociation, affirmation du soi et empathie. Et aussi apprendre à savoir et apprendre à apprendre. Les enjeux de notre société, à l’image de l’éducation culturelle et artistique, de l’éducation à l’image, à la diversité ou à l’environnement devraient compléter ces compétences émotionnelles, cognitives et sociales.
Conclusion. Le mal-être est l’affaire de tous et une affaire publique. Car mauvaise santé mentale et mal-être coûtent cher à la société. Les entreprises et les administrations sont responsables de la qualité de vie au travail. Elles se doivent de lutter contre la dépression, l’anxiété, le stress, le suicide, autant de problèmes qui donnent une mauvaise image de la société française. Aux deux extrêmes de la population des solutions sont à trouver pour travailler mieux, plus longtemps et vivre vieux mais aussi pour permettre un bon départ dans la vie des jeunes. Alors, entre option « libérale », option « nordique » ou troisième voie à la française qui reste à inventer, le chemin vers le bien-être pour tout le monde semble encore long. Très long.
1. Commandé au printemps, ce rapport sous la direction de la psychiatre Viviane Kovess-Masféty (École des hautes études en santé publique), a été remis le 17 novembre 2009 à la secrétaire d'État chargée de la Prospective et du développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet.
2. Le droit informel, appelé soft law en anglais, est un ensemble de règles dont la « juridicité » est discutée car elles sont non obligatoires, ce qui est a priori contraire à l’essence du droit.
3. On qualifie l’approche des tensions au travail ou travail sous contrainte de « job strain ».
4. D’après l’enquête de l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT/CSA) de juin 2009 réalisée auprès des salariés.
5. Enquête nationale de 2003 de la DARES (Direction de l’Animation de la Recherche, des Études et des statistiques) et l’Inspection médicale du travail sur les salariés du régime général et du régime agricole ainsi que ceux des hôpitaux publics, de la Poste, de la SNCF et d’Air France. Ont été exclus certains secteurs : principalement les administrations publiques, les Mines, les compagnies de transports maritimes et urbains et France Telecom. Il s’agissait d’un questionnaire administré via les médecins du travail associé à un auto-questionnaire (49 984 salariés enquêtés dont 25 380 ont rempli l’auto-questionnaire).
6. Cf. Encadré 18 (page 45). Plus d’une dizaine de décès par suicide identifiés en quelques semaines dans la Police Nationale au printemps 1996 ; cinq suicides ainsi que deux décès pour problèmes de santé (dont un salarié ayant tenté à deux reprises de se donner la mort) sur le site industriel de Mermot, une usine de maintenance de matériel aéronautique, entre mai 1997 et mai 1998 ; trois suicides de salariés du technocentre de Renault à Guyancourt, chez eux ou sur leur lieu de travail, d'octobre 2006 à février 2007, le suicide d'« Antonio B. », ayant été reconnu en mai 2007 comme un accident du travail par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) des Hauts-de-Seine ; vingt-cinq suicides de salariés de France Télécom depuis janvier 2008. Cette énumération illustre bien une difficulté de l’analyse du lien « suicide-travail ». Il n’y a pas de registre national et de données nationales permettant de suivre l’évolution du nombre des suicides sur le lieu du travail et a fortiori liés au travail. Seule une étude menée en 2003 en Basse-Normandie apporte un éclairage à l’échelon régional : les 55 médecins du travail, sur 190 ayant participé à l’enquête, ont signalé, de 1997 à 2001, 107 cas de suicides ou tentatives de suicide qu’ils estimaient liés au travail, dont 43 ayant entraîné un décès et 16 un handicap grave. Pour sa part, Christian Larose, Vice-président du Conseil Économique, Social et Environnemental évalue à 400 le nombre de suicides liés au travail chaque année.

Commentaires
Bonsoir Pierre Antoine,
Je viens de lire cet excellent résumé qui retrace bien en effet le contenu de ce rapport que j'ai découvert grâce à vous !
Comme vous dites, le chemin est encore long mais la loi du silence ne règne plus en la matière et la jurisprudence devient de plus en plus favorable à la réduction de ces risques, même si je trouve très dommageable d'en arriver là...
Nous sommes actuellement préoccupés par la grippe A, mais ce type de risques dits "psychosociaux" s'annoncent pourtant comme le vrai fléau sanitaire sanitaire du XXIème siècle et il est l'affaire de toutes et tous effectivement...
Puisse ce post porter ces fruits !
Bien à vous
Sylviane
Vous avez raison Sylviane l'omerta rompue et la jurisprudence plus favorable font bouger les choses en matière de reconnaissance et de prise en charge des risques psychosociaux. Comme vous le dites aussi, c'est un fléau qui cause beaucoup de dommages et de souffrance. C'est pourquoi toute personne dont le métier est d'animer des équipes d'hommes et de femmes au travail doit s'inquiéter des conséquences de ses actions. Si la synthèse sur ce rapport "La santé mentale, l'affaire de tous" peut modestement y contribuer, c'est déjà ça.
Bien à vous.
@ Pierre-Antoine