La_route_29112009.jpgJe l’ai lu une première fois d’une traite, vrillé à ce récit. Impossible de lâcher l’histoire, saisi aux tripes par l’écriture, la violence du chaos de matières et de sentiments et la force de la relation de l’homme à l’enfant, innocent et fragile ; et une question lancinante qui taraude la cervelle « comment saurait-on qu’on est le dernier homme sur Terre ? » Cet été, je l’ai une autre fois dans le train qui m’emmenait en vacances vers ma Provence natale. Et puis une autre fois encore à la mi-octobre. C’est dire si ce livre m’habite.

Mercredi prochain, le film réalisé par John Hillcoat, La route sort sur tous nos écrans. Viggo Mortensen, vu dans A story of violence de David Cronenberg, et Kodi Smit-McPhee jouent le rôle de l’homme et de l’enfant dont l’histoire d’amour paternel est la trame de ce maintenant road movie. Véritable défi que cette adaptation ! Comme lecteur, j’ai dans la tête mon film à moi sur cette odyssée tragique d'un père sans avenir et sans illusion qui persiste malgré tout à transmettre à son fils le feu d’un improbable espoir d'humanité. Ce film surpasse tout ce que la plus grande des équipes de cinéma pourrait créer avec des décors fabuleux, les effets spéciaux les plus fantastiques et les visions les plus délirantes. Et bien, j’irai quand même le voir dès qu’il sera à l’affiche par chez nous.

La Route est la troisième œuvre de Cormac McCarthy adaptée au cinéma après De si jolis chevaux de Billy Bob Thornton et No Country for Old Men des frères Coen, grand vainqueur des Oscars 2008.

La route de John Hillcoat, d’après le roman de Cormac McCarthy, le 2 décembre sur les écrans.