Le transport routier de marchandises dangereuses
Par Pierre-Antoine GARCIA le mercredi 23 septembre 2009, 16:10 - QSE - Lien permanent
Dans un précédent billet j’ai parlé de l’exploitation au quotidien d’un entrepôt logistique et de la gestion de la complexité qui y est liée. Pour mieux éclairer cette complexité, je lance ici une série de billets sur le transport routier de marchandises dangereuses.
Au fil de leur rédaction ils pourront constituer une sorte de Vade-mecum, régulièrement mis à jour, sur les dangers que présentent les produits, leurs conditions de manutention, de réception, de stockage et d’expédition.
Ce travail s’appuie à la fois sur la réglementation internationale connue sous le nom de l’ADR (Accord européen relatif au transport international de marchandises dangereuses par route, sur l’Arrêté français TMD (Transport de marchandises dangereuses) 2009 et sur ma propre expérience du terrain. Mais la modestie et la complexité du sujet m’obligent à prévenir l’internaute lecteur. Toute référence à ces écrits ne peut impliquer une quelconque responsabilité. Seuls les cas particuliers, concrets et vécus et seuls les textes officiels y afférents font foi.
Pour faciliter le travail de lecture, commençons par quelques définitions.

Commentaires
Effectivement, le transport de matières dangereuses est complexe. En effet il faut distinguer le transport en citerne (mono cuve ou multi-cuves) et le transport de colis (camion complet d'une seule marchandise ou multi-marchandises. Et là, les choses se compliquent!!!
Les marchandises transportées sont elles compatibles entre elles?Est ce que je suis en exemption ou en cours de chargement complémentaire suis je totalement en application totale de l'ADR?
Voilà, en résumé, les questions que doivent se poser au quotidien tout transporteur liées à la responsabilité de l'expéditeur et du destinataire.
C'est exact avec le TMD dès qu'on est dans le concret l'affaire se corse ! La distinction entre le transport en colis ou en citerne est très importante. Après, pour ce qui est du TMD en colis j'ai quelques souvenirs de cas qui valurent des échauffements de cervelle gratinés. Le camion étant déjà à quai et le client soutenant/souhaitant l'exemption ADR. Lecture, relecture et re-relecture/interprétation de l'ADR avant décision et grimace du client apprenant que son chargement est bien soumis à l'ADR.