L’ISO 9001 v 2008 est déjà arrivée !
Par Pierre-Antoine GARCIA le lundi 13 juillet 2009, 17:53 - QSE - Lien permanent
Le monde évolue et les normes avec...
La vie de l’économie évolue sans cesse et avec elle les normes qui facilitent les échanges commerciaux. C’est le cas de la nouvelle mouture de I’ISO 9001, sur les systèmes de gestion de la qualité des organisations, qui est arrivée fin 2008. La dernière révision de l'ISO 9001 remonte à l’an 2000.
L’ISO, organisme international de normalisation dont l’Afnor est le représentant français, a publié, en novembre 2008, une nouvelle version de la norme internationale ISO 9001. Cette norme de référence, s’applique à tous les secteurs d'activités. Elle définit les exigences d'un système de management de la qualité.
L’amendement de l’ISO 9001 a deux objectifs : améliorer la compatibilité avec l’ISO 14001 v 2004, et améliorer la compréhension de la version de l’ISO 9001 v 2000. Dans sa version 2008 (1), la norme ISO 9001 offre une meilleure compatibilité avec la norme environnementale ISO 14001. Elle permet aussi une intégration plus facile d'autres normes (2) de systèmes de management. La conformité aux exigences du produit est consolidée et elle autorise à mieux prendre en compte les processus externalisés. Quant aux paragraphes relatifs au rôle du représentant de la direction, à l'efficacité des compétences et aux actions correctives et préventives ils font l’objet de modifications et clarifications.
Pour accompagner les organismes dans leur démarche de certification selon l'ISO 9001, le groupe Afnor, grâce à sa filiale Afnor Certification, propose des modalités de transition de la version 2000 à la version 2008, adaptées à leurs exigences.
Depuis le mois de décembre 2008, des audits sont réalisés suivant l'ISO 9001 v 2008. De plus, le groupe Afnor propose aussi des formations et un recueil de textes normatifs pour mieux comprendre l'ISO 9001 v 2008.
Dans le monde entier, près de 1 000 000 d’organismes, entreprises, collectivités locales, associations… sont certifiés ISO 9001. Cette certification sert de cadre de référence aux organismes lors de leurs relations commerciales. Elle contribue à adopter une gestion des processus de manière à ce que les fournisseurs proposent des services ou des produits qui répondent aux besoins et attentes des parties prenantes, dont leurs clients.
1. Nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur ce qui change.
2. OHSAS 18001 - santé et sécurité au travail, SA 8000 - responsabilité sociale…

Commentaires
Merci Pierre Antoine de cette mise en bouche ....Moi même adepte de la qualité, pour son côté "outil" du Faire Ensemble ;), je reste perplexe devant ses détracteurs, A ceux qui la considère comme de la "paperasse", voir une atteinte à la créativité. Ceux qui se sentent enfermés dans un système de procédures... Quel est ton "Point de vue"
sur la question? Quels seraient tes arguments pour les convaincre de l'intérêt d'une démarche qualité...
Quel est l’intérêt d’une démarche qualité ou autrement dit pourquoi faire de la qualité ? Delphine, de mon point de vue (clin d’œil), tu me poses une question d’une profondeur philosophique ! On pourrait passer des heures et des heures à en parler sans épuiser le sujet. Mais bon, pour convaincre M. et Mme Sceptique, je dis ceci.
La qualité est vieille comme le monde. Loin d’y voir de la « paperasse » et une atteinte à la créativité, j’y vois, moi, le moteur de l’innovation. Même si le couple qualité et certification reste une union libre, la fierté du travail bien fait existe. La qualité, c’est une clé et un long et patient cheminement pour faire ensemble. Zoom pour aller plus loin.
La qualité est vieille comme le monde
Les Egyptiens, les Grecs, les Romains de l’Antiquité, les Aztèques, les Incas de l’Amérique précolombienne, les bâtisseurs de cathédrales, les grands ingénieurs constructeurs du début de l’ère industrielle comme Gustave Eiffel faisaient déjà de la qualité. De la qualité durable et visible encore aujourd’hui. Et déjà, les corporations, par exemple, ont leur propre étalonnage. Les Mécènes imposent des cahiers des charges aux artistes, les arsenaux et chantiers militaires imposent, eux, un code de bonne conduite.
La qualité, de la « paperasse » ? Une atteinte à la créativité ?
La qualité, de la « paperasse » ? Que dire ? Face au travail qui est toujours collectif, voilà un argument usé jusqu’à la corde. Au contraire, la qualité c’est la chasse à chacun mes documents, au superflu, au diffus… On bâtit, ensemble, un cadre de référence. On collecte. On recueille. On rassemble. On trie et on choisit. On réunit. On met en commun. On garde et on partage les traces de l’information utile, utisable, utilisée. Qui, disponible au même endroit et pour tout le monde circule pour le bénéfice de tous.
La qualité, une atteinte à la créativité ? Plutôt une liberté. L’expérience le montre : de la contraintes naît l’innovation. Elle pousse à la créativité, à trouver des solutions en puisant à différentes sources. Bien sûr, l’innovation peut être plus ou moins importante. C’est par exemple faire certifier un système qualité ou apprendre ensemble à gérer des marchandises dangereuses ou utiliser un site intranet collaboratif pour partager en temps réel des informations et des outils de travail (méthodes, bonnes pratiques…). Ou alors inventer un vaccin pour toute forme de grippe.
Le couple qualité et certification : une union libre
Il existe de par le monde beaucoup d’entreprises qui font de la qualité sans pour autant être certifiées ISO quelque chose. Un exemple. La mode et la haute couture féminine qui fabrique le top de la beauté et du raffinement vestimentaire. Elle a ses propres règles de l’art et des as du savoir-faire héritiers de la longue et riche histoire des modistes et de la couture qui satisfont des clients très exigeants.
La qualité, la fierté du travail bien fait
En chacun et chacune de nous il y a la fierté du travail bien fait. Celui que l’on montre parce que nous sommes la cause de quelque chose de positif.
La qualité, c’est une clé
Elle fait rentrer dans une maison aérée où moins il y a de cloisons mieux on se porte. Elle ouvre des portes sur d’autres manières de faire : le travail collectif et coopératif source de régulation des activités. C’est au contact des autres que naissent les « bonnes idées » rarement en bocal. Elle ouvre aussi les portes du partage d’expériences, des tours de mains, plus ou moins visibles et verbalisés, mis en commun au service d’une mémoire vivante.
La qualité, un long et patient cheminement
La qualité ne s’impose pas. Elle se construit comme le fameux triangle du feu. Il lui faut une matière première : le projet, une mise à feu : les personnes et l’envie, un comburant : la confiance. C’est donc un long et patient travail collectif et coopératif. Et le défi, c’est, au fil du temps, de toujours chercher à faire mieux.
La qualité, c’est aussi éduquer le client. Par client, je veux dire tous ceux qui le représentent dans la chaîne de l’acte d’achat. Celui qui signe le contrat, celui qui vérifie la production, celui qui contrôle les factures… Si « le client est roi » et s’il a des exigences, il a aussi des devoirs. Dire ce qu’il veut et comment il le veut, car il contribue à la fabrication du produit fini et à la qualité qu’il souhaite. Pour l’aider à dire, on pratique l’écoute active en posant des questions.
Faire ensemble
La qualité, c’est faire ensemble ce qu’il était prévu de faire et ce pourquoi on est payé. La qualité ça concerne tout le monde et on a besoin de tout le monde pour que ça marche : du dirigeant au balayeur. Car dans l’entreprise aucune personne aussi intelligente soit-elle n’est en mesure de tout faire par elle-même. Plusieurs têtes qui pensent, partagent et agissent ensemble sont plus efficaces.